TOP 50 —
STRAS' BOUGE TOUJOURS (11-15)

Que ce soit dans la culture, les solidarités, l’environnement et, tout simplement, les préjugés, coup de projecteur bien mérité sur cinquante initiatives locales qui changent la ville et la vie.

Par ici pour la première partie du dossier 

Le Licht / Bunker Comestible © Le Licht / c.cité
Le Licht / Bunker Comestible. © Le Licht / c.cité

11 — LE LICHT

Enfin une idée lumineuse pour permettre aux personnes en situation de handicap d’intégrer un projet professionnel fédérateur et qui a du sens. Le Licht, c’est le projet ambitieux initié par c.cité (ex-Fédération des Aveugles Alsace Lorraine Grand Est) avec pour seul objectif l’insertion de personnes aveugles et malvoyantes. C’est d’abord la création d’un café-boutique inclusif qui verra le jour d’ici 2023, l’installation d’une cuisine connectée et adaptée pour former les cuisiniers, ainsi qu’un espace plongé dans le noir pour vivre une expérience insolite. Avec Le Licht, l’artisanat n’est pas en reste et c’est en collaboration avec Bouillons, l’atelier strasbourgeois de design durable, que les participants en apprentissage développeront de nouveaux savoir-faire et participeront à la création d’objets responsables : brosse, chaise en cannage, sachet de thé réutilisable, carnet en papier recyclé, etc. Déjà actif, le Bunker Comestible est une champignonnière installée depuis septembre dernier au sein d’un ancien bunker allemand derrière la gare de Strasbourg. Il propose shiitakés et pleurotes bios cultivés tout au long de l’année par les travailleurs de C.Cité, où particuliers et restaurateurs se fournissent régulièrement.

Facebook : Licht.Strasbourg
@licht.strasbourg

 


 

L'orée 85 © DR
© DR

12 — L’ORÉE 85

Un nouveau lieu vivant, dédié à la culture, à la transmission, au bien boire et au bien manger ouvert en mai dernier et qui s’inscrit dans la ribambelle d’autres endroits qui nous font enfin penser que Strasbourg bouge et dans le bon sens ! Cette ancienne écluse a été transformée en tiers-lieu (l’expression fourre-tout pour dire « lieu de vie et de partage ») comprenant un restaurant-café-bar bourré d’idées et de délices, un salon agréable à l’étage, un jardin pédagogique, une petite terrasse bien rangée et un extérieur faisant largement office de dancefloor. On y trouve une belle programmation culturelle (concerts, DJ sets, karaoké) surtout abreuvée de talents du coin, et un souci de l’animation inclusive avec une vraie dimension sociale (ateliers participatifs notamment). Le lieu n’a pas encore atteint sa vitesse de croisière mais est chargé de belles promesses. Une ambiance douce et enlevée et un cadre qui change des terrasses arborées habituelles, comme si l’on se prélassait/dansait dans le jardin de tata.

32, impasse de l’Écluse à Strasbourg
Facebook : L’Orée 85

 


 

Le Cosmos. Visuel de Echo architecture
Le Cosmos. Visuel de Echo architecture.

13 — LE COSMOS

Dans le dernier numéro, on vous avait présenté l’équipe qui reprend le cinéma municipal, anciennement l’Odyssée. Il est temps d’en dire plus sur le projet qu’elle entend y construire, et dont on espère tous qu’il redynamisera ce lieu pour qu’il redevienne un véritable acteur culturel dans la ville. Après une phase de travaux indispensable (voir visuel), le Cosmos rouvrira comme un cinéma d’un genre nouveau, contemporain. C’est quoi ? Un espace de vie, de convivialité et de rencontres.

Un lieu vivant, connecté à la création et à l’écosystème local : les acteurs, alternatifs ou institutionnels, du cinéma et d’ailleurs, les diffuseurs, les artistes, les écoles. Connecté à la société surtout, dont il doit accompagner les interrogations. L’équipe a choisi de fonctionner sur le mode coopératif, de la structure juridique jusqu’au processus de programmation, qui veut croiser tous les types d’images, du moment qu’elles nous racontent des choses sur notre monde. Ouverture, exigence, éditorialisation des propositions : pour le Cosmos, c’est à ce prix seulement qu’un cinéma, confronté à la rude concurrence des réseaux et des plateformes, restera pertinent. On a hâte !

3, rue des Francs-Bourgeois
Facebook : Cinema Le Cosmos

 


 

Les Petites Cantines. © DR
© DR

14 — LES PETITES CANTINES

Après avoir dit que Les Petites Cantines font partie d’un réseau national de cantines de quartier proposant des plats durables, participatifs et à prix libres, on n’a pas dit grand-chose de l’ampleur et du dynamisme du projet. L’idée est de recréer des liens de proximité entre personnes d’un même quartier (et plus si affinités) dans la cuisine participative (on participe tous ensemble à la préparation) et autour de la table (on mange tous ensemble) avec la possibilité de simplement repartir avec son plat chez soi. Chaque semaine, le menu change et le lieu peut accueillir un ou une cuisto amateur ou une structure invitée à la popote. En dehors de la cuisine, les fameux Ateliers mijotés agitent le lieu avec, par exemple, des ateliers de fabrication de bijoux, la découverte de la permaculture ou encore un atelier pensé par Stimultania pour photographier la gastronomie. Top.

5, rue Kuhn
strasbourg.lespetitescantines.org

 


 

Maëlle Touront_Mes mets dans les orties. © DR
Maëlle Touront, Mes mets dans les orties. © DR

15 — Mes mets dans les orties

Faut pas pousser mémé dans les orties, ni d’ailleurs ces tonnes de fruits et légumes dont on ne sait que faire. Transformons-les en confitures, compotes ou chutney. C’était ça, l’idée de Maëlle Touront et de l’association Mes mets dans les orties. Plus d’un an et demi après sa création, l’association a trouvé son rythme et surtout, des partenariats avec des fermes du coin (notamment les Jardins de Marthe), des maraîchers ou agriculteurs (dernier exemple en date, les fraises qui pullulent dans les champs mais qui ne se vendent pas suffisamment sur les marchés), des restaurants (le Graffalgar où Maëlle a travaillé) et même des particuliers. Elle récupère fruits et légumes invendus, cabossés, restes, transforme, met en pots consignés et vend (en marque propre, parfois sur les marchés ou au Graffalgar, ou pour le compte des fermes qui y apposent leur nom). L’asso propose aussi des ateliers. Mûr, le projet compte se muer en conserverie mobile pour pouvoir se déplacer et transformer directement sur les lieux de production.

Facebook : Mes mets dans les orties

 


Par Cécile Becker, Sylvia Dubost et Caroline Lévy


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