TOP 50 —
STRAS' BOUGE TOUJOURS (21-25)

Que ce soit dans la culture, les solidarités, l’environnement et, tout simplement, les préjugés, coup de projecteur bien mérité sur cinquante initiatives locales qui changent la ville et la vie.

Par ici pour la première partie du dossier 

Juin'69
© DR

21 — JUIN’ 69

Engagée depuis toujours dans le combat LGBTQI+, Marie Furlan n’en est pas à son premier fait d’arme en matière de lutte contre les discriminations. C’est par son implication au sein du collectif FestiGays, qui organise notamment la Marche des Visibilités à Strasbourg, et de l’association lesbienne et féministe Nouvelle Lune que Marie renforcera son engagement et l’envie de faire bouger les lignes à Strasbourg. C’est forte du succès de ses apéros queer organisés chaque jeudi de l’été 2021, que l’association Juin’69 voit le jour, en hommage à la période d’émeutes de Stonewall aux États-Unis, un soulèvement de la communauté queer et racisée de New York, à l’origine des premières prides. Depuis sa création, Juin’69 organise des événements culturels et actions militantes avec pour objectif la visibilité, l’information et la défense des personnes queer. La période du mois des visibilités a forcement été très active pour l’asso qui n’a pas chômé, entre Drag Show organisé au Graffalgar, BookClub Queer sous forme d’échanges et de lectures et les apéros qui se sont poursuivis tout l’été au Parc du Heyritz. Des événements ouverts à toutes et tous, que l’on soit queer ou non, et garantis 100% safe place.

juin69.fr

 


 

Patchworkers © Isabelle Maurel
© Isabelle Maurel

22 — PATCHWORKERS

Transformer des habits ou tissus usagés en vêtements neufs. Et si c’était ça, le nouveau textile, du surcyclage à haute valeur sentimentale ? C’est en tout cas la démarche vertueuse de la designeuse textile Zoé Nelhig, passée par des écoles d’art et de design textile à Bruxelles et au Danemark avant de revenir à Strasbourg, « parce que c’était plus simple de le faire en France et chez moi », pour y créer Patchworkers, une association d’upcycling solidaire, en 2019. Son credo ? Éco-concevoir en valorisant l’humain. Ce qu’elle a fait en établissant un partenariat avec Emmaüs Mundo, d’où provient toute la matière première transformée en collaboration avec leurs salariés en insertion, en pièces uniques et unisexes conçues en petites séries. L’actu ? Sa participation au Collectif Studio Emmaüs (rassemblant tous les projets d’upcycling en France) et le déménagement de l’atelier dans leurs nouveaux locaux, dont Zoé est aujourd’hui salariée et responsable de la filière dédiée à la mercerie, la couture et la revalorisation textile.

patchworkers.fr

 


 

IDeE_© Christophe Urbain
© Christophe Urbain

23 — IDeE

Faire dialoguer patrimoine et modernité pour bouger les lignes et offrir de nouvelles perspectives, c’est la mission que s’est donnée, il y a quinze ans, l’association à but non lucratif IDeE en travaillant à la mise en valeur de métiers et de savoir-faire par le biais de l’innovation. Il suffit de se pencher sur ses deux derniers workshops, fruits d’un travail de plusieurs mois pour apprécier les hauts reliefs de ses exigences : avec Hêtre en forêt, ils ont collaboré avec le Parc Naturel Régional des Vosges du Nord et des artisans locaux, spécialistes du bois, pour créer des objets autour de la thématique du repas et de la promenade en forêt. Pour Trans-Parant, c’est sur invitation de l’Atelier-Musée du Verre de Trelon qu’ils ont, cette fois, oeuvré hors de l’Alsace pour créer de nouveaux objets à partir de moules anciens, issus des collections de l’Écomusée.

Exposition Trans-Parant
Musée Alsacien
Du 31 août au 3 octobre

designers.alsace
@idee.designers.alsace

 


 

Refugee Food Festival
© DR

24 — Refugee Food Festival

National, le réseau Refugee Food a ses antennes locales portées par des associations. À Strasbourg, l’association Stamtish s’emploie depuis 2019 à développer le projet. D’abord en accueillant des cuisiniers réfugiés, qui, le temps du festival, collaborent avec des restaurateurs locaux, mais surtout en les accompagnant sur le long terme pour les aider à s’installer, à trouver du travail voire à ouvrir leur propre adresse (c’est le cas d’Hussam Khodary avec Damasquino, son restaurant de spécialités syriennes absolument délicieuses situé rue du Jeu-des-Enfants). En dehors du temps fédérateur du festival, Stamtish prend régulièrement les manettes des cuisines de restaurants, programme des escape games culinaires, des ateliers de cuisine ou des banquets solidaires, ce qui maintient le lien que l’association entretient avec les cuisiniers. Du goût, de l’engagement, de l’émotion, de la convivialité, on voit là les bases de ce fameux monde de demain.

stamtish.com
refugee-food.org

 


 

Studios du Rhin © Lisa Lehmann
© Lisa Lehmann

25 — Studios du Rhin

Dans un bâtiment industriel du quartier du Port du Rhin, véritable triangle des Bermudes pour les métiers créatifs, un espace flambant neuf dessiné par Lucquet architectes accueille les Studios du Rhin. Ce tiers-lieu regroupe de nombreuses sociétés de l’audiovisuel : Red Revolver, Alpaga films, le studio d’animation Parango ou, bien sûr, Innervision dont Luc Tharin, directeur, est l’initiateur de ce projet mutualisé. Sur deux plateaux, au 2 rue du Rhin Napoléon, nous retrouvons studios, auditorium, salle de projo ou de shooting, labo, bureaux, mais aussi cafét’ et espace de coworking ou dédié à l’événementiel. Un cluster hyper équipé permettant de « mettre de nombreuses structures dans un même bocal afin d’agiter les particules », selon Luc. Une concentration de forces vives qui favorise l’interaction et la collaboration. Sous un même étendard, les membres des Studios vont pouvoir développer des séries, films, documentaires ou expériences immersives demandant des expertises différentes et « candidater à des marchés à l’international ». Ça n’est pas une fiction…

Facebook : Studiosdurhin

 


Par Cécile Becker, Emmanuel Dosda, Myriam Commot-Delon et Caroline Lévy.


À suivre…